Même si l’Union européenne (UE) tente de défendre l’Ukraine à juste titre, il n’empêche qu’en décidant d’exporter des armes létales pour la première fois de son histoire et de redevenir ainsi une « hard power », l’Europe fait le choix des armes. Mais ce choix ne date pas de la guerre en Ukraine. Il est le fruit d’un long travail de lobbying de la part du complexe militaro-industriel depuis près de vingt ans. Dans la « course « , les puissants groupes français de cybersécurité et d’armement Atos et Thales, très actifs à Bruxelles pour que l’Europe se remilitarise. Surtout depuis la nomination proposée par Emmanuel Macron de Thierry Breton, ex-PDG du groupe Atos, devenu en moins d’une semaine le Commissaire du Marché intérieur, des nouvelles technologies et de la Défense en 2019. Petit tour de piste d’une course aux armements bien orchestrée… Et ses conséquences possibles.
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